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Piloter un drone avec l’activité électrique du cerveau, c’est possible !

Culture scientifique et humanités

Une expérience inoubliable pour le public de la Semaine du Cerveau animée par trois doctorants

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Du 16 au 18 mars 2015, dans le cadre de la Semaine du cerveau, Nataliya Kosmyna, Souad Amiar et Mohamed Rima, doctorants de l’Université Grenoble Alpes, ont animé trois démonstrations exceptionnelles de pilotage de drone par la pensée. Un moyen original de rendre accessible au grand public les interfaces cerveau-ordinateur et de faire connaître leurs développements.

Souad (ED Chimie et Sciences du Vivant) est doctorante en biologie au Laboratoire d'Adaptation et Pathogénie des Micoorganismes ; elle y prépare une thèse sur l’acide phosphatidique. Mohamad (ED Chimie et Sciences du Vivant), lui, s’intéresse aux déterminants moléculaires de la localisation synaptique des canaux calciques dépendants du potentiel, au sein du Grenoble Institut des Neurosciences. Nataliya (ED MSTII) enfin, doctorante au Laboratoire d’informatique de Grenoble, prépare une thèse consacrée aux interfaces cerveau-ordinateur (ICO).

Leur point commun ? Ils suivent le parcours label “Recherche Enseignement Supérieur” et dans ce cadre ont choisi l’atelier-projet “communiquer sur le cerveau”. Ils ont donc travaillé de longues semaines avec leur tutrice, Isabelle Le Brun, pour imaginer et mettre au point une animation grand public qu’ils ont présentée durant l'édition 2015 de Semaine du Cerveau à Grenoble.

Première démonstration de pilotage de drone avec une interface cerveau-ordinateur au CHU de Grenoble. 

Et il y avait foule pour participer à leurs démonstrations à EVE sur le domaine universitaire et au CHU de Grenoble. Tous voulaient tester ce casque captant l’activité cérébrale grâce auquel il était possible de piloter... un drone ! Nataliya n’a pas inventé le concept mais en a amélioré l’accessibilité. Après un petit entrainement, permettant à l’ordinateur d’identifier les signaux électriques lors de différentes pensées correspondant aux différentes commandes, le sujet peut faire décoller, avancer et atterir le drone. Une expérience impressionnante pour tout ceux qui ont pu y participer.

Pendant très longtemps, les ICO étaient réservées à des patients souffrant de handicaps les empêchant de communiquer et de se déplacer : saisie de texte, contrôle de prothèses et fauteuils roulants, etc. Aujourd’hui, les applications se développent : réalité virtuelle, jeux vidéos, amélioration de performances, entrainement sportif, domotique, etc.

Je voulais vraiment rendre accessibles au grand public les interfaces cerveau-ordinateur.” précise Nataliya. “On parle des nouveaux systèmes tactiles de nos écrans, mais peu de ce genre d’interfaces. Pourtant, il y a de nombreux développements, qui restent encore trop mystérieux pour les gens.


Mise à jour le 7 avril 2016