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Clément Jany, à la recherche du wifi du futur

Interview d’un jeune docteur en nanotechnologies

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Clément Jany (ED EEATS), jeune docteur en nano-électronique et nanotechnologies, ayant effectué sa thèse au CEA Leti, sous la direction de Philippe Ferrari du laboratoire IMEP-LAHC, a reçu le prix du meilleur article lors l’European Microwawe week, qui s’est tenue à Rome du 5 au 10 octobre 2014. Rassemblant près de 1400 participants de tous pays, cette conférence est la seconde conférence mondiale du domaine. Il revient sur son parcours, ses choix et ses expériences, jusqu’à l’obtention du doctorat Université Grenoble Alpes.

Après un Bac STI, Clément Jany intègre une prépa TSI puis l’ENSEA (Ecole Nationale Supérieure de l’Electronique et de ses Applications) à Cergy en région Parisienne. Il rejoint ensuite la métropole grenobloise pour réaliser son Projet de Fin d’Etudes (PFE) au CEA Grenoble dans un laboratoire de radiofréquence. Il prépare ensuite une thèse au CEA LETI sous la direction de Philippe Ferrari du laboratoire IMEP-LAHC.

Clément a soutenu le 16 septembre 2014 sa thèse de Doctorat en nanoélectronique et nanotechnologies intitulée : “Conception et étude d’une synthèse de fréquence innovante en technologies CMOS avancées pour les applications en bande de fréquence millimétrique”. A l’issue de sa thèse, il a été embauché en CDI au CEA pour travailler sur des systèmes de radiofréquences.


 

Interview

Quel message souhaitez-vous faire passer sur votre parcours ?

« Je me suis régalé pendant toutes ces années à faire ma thèse dans l’environnement CEA – Grenoble INP. J’ai travaillé avec des gens dynamiques, c’était une expérience géniale ! Je tiens à faire passer un message positif aux jeunes élèves ingénieurs, aux jeunes d’ici [nous sommes dans les locaux de Grenoble INP – Phelma], car c’est vraiment comme cela que ça s’est passé et j’aimerais encourager des jeunes à poursuivre dans cette voie. » s’enthousiasme Clément.

Son directeur de thèse au laboratoire IMEP-LAHC, Philippe Ferrari, poursuit : « Il est important qu’il y ait de bons ingénieurs qui fassent des thèses, car en France le lien entre la recherche et l’ingénierie n’est pas assez fort. Les entreprises, en particulier les PME, connaissent souvent mal le domaine de la recherche académique, contrairement à l’Allemagne où les contexte est complétement différent car les trois quart des chefs d’entreprises de PME ont fait une thèse et sont docteurs. »
 

Avez-vous toujours pensé faire de la recherche ?

« Quand je suis rentré en école d’ingénieur, j’étais déjà fasciné par la recherche, la physique, la recherche fondamentale, même si je ne m’y connaissais pas plus que l’étudiant moyen. Après c’est surtout le stage au sein du CEA qui a été déterminant dans mon choix de poursuivre en thèse. »
 

Pourquoi Grenoble ? L’environnement a-t-il participé à votre choix ?

« Je viens de Rodez en Aveyron, j’ai fait ma prépa à Brives la Gaillarde, l’école d’ingénieur à Cergy, le PFE et la thèse à Grenoble. Je faisais déjà du ski avant de venir, j’ai continué et me suis mis à l’escalade et au sport de montagne. Cet environnement sportif et montagnard est l’élément qui m’a fait choisir Grenoble pour le stage, car j’étais également accepté pour un PFE en région parisienne, et j’ai préféré choisir la vie grenobloise. »
 

C’est donc Grenoble le mieux ?

« Oui ! Mais il ne faut pas le dire aux Ruthénois ! »


Envisagiez-vous d’enseigner en plus d’être chercheur ?

« J’ai expérimenté l’enseignement pendant ma thèse également, à Grenoble INP – Esisar. Par ailleurs j’accueille déjà des stagiaires, pendant ma thèse j’en avais déjà co-encadré, avec mon responsable, ce sont des élèves de Grenoble INP - Phelma en PFE. Donner des cours a été une super expérience, mais cela représente une montagne de travail que je ne m’imaginais pas, surtout la 1ère année. J’avais un cours de découverte pour les apprentis avec des CM, des TD et des TP. La préparation du CM était vraiment un travail monstre, mais c’était super intéressant et j’ai beaucoup apprécié le contact avec les élèves, c’était vraiment bien. »
 

Pour vous quels sont les atouts de la thèse ?

« On est très libres dans notre manière de travailler et de s’organiser, autant du point de vue pratique que du point de vue de l’orientation de nos travaux. On organise nos journées comme l’on veut, on explore les pistes que l’on veut, c’est très appréciable et c’est vraiment passionnant. C’est également l’occasion de voyager, moi je suis parti deux fois aux USA et deux fois en Italie. C’est aussi une opportunité de rencontrer des gens, de travailler sur des projets, de fonctionner en équipe, de faire de l’enseignement. J’encourage largement les jeunes à faire une thèse, en commençant par un PFE dans un environnement de recherche, c’est un bon moyen de savoir si cela nous plait, ça peut faciliter le déclic. »


Puce indiquant un lien externe Article original et interview publiés sur : www.grenoble-inp.fr


Mise à jour le 25 novembre 2014

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