Anne Baranger a reçu le prix de thèse transformation écologique 2026 pour ses travaux de recherche parmi les docteurs diplômés en 2025.
Intitulé de sa thèse : Caractériser la vulnérabilité des forêts au changement climatique par analyses démographique et physiologique
Un paradoxe forestier au cœur des enjeux climatiques
En Europe, la forêt gagne du terrain depuis cinquante ans, laissant espérer un renforcement naturel de la lutte contre le réchauffement climatique via le stockage du carbone. Pourtant, ce "poumon vert" montre des signes de fragilité sans précédent : l'augmentation des températures et la multiplication des sécheresses et incendies altèrent la survie des arbres et transforment la composition des massifs. La thèse d’Anne s'inscrit au cœur de la transformation écologique en cherchant à comprendre les mécanismes profonds de cette vulnérabilité pour mieux protéger ces écosystèmes vitaux.
Identifier les causes réelles de la fragilité des forêts
Pour aider les gestionnaires à adapter les forêts au climat de demain, il ne suffit plus de constater la disparition d'une espèce ; il faut comprendre pourquoi elle disparaît. Le travail d’Anne propose une approche "mécaniste" novatrice qui analyse la vulnérabilité à travers trois prismes complémentaires :
La résistance physiologique : l'étude de la tolérance au gel et à la sécheresse identifie les seuils critiques au-delà desquels l'arbre ne peut plus survivre.
La capacité de renouvellement : l'analyse de la fécondité (production de graines) révèle que certaines populations situées en zones froides peinent à se reproduire, limitant leur capacité à migrer ou à s'adapter rapidement.
La résilience des communautés : l'étude de la compétition entre espèces permet de prédire comment une forêt pourra se reconstituer après une tempête ou un incendie.
Quel impact pour la transformation écologique ?
La contribution majeure de la thèse d’Anne à la transformation écologique réside dans sa capacité à transformer des données scientifiques complexes en leviers d'action pour la gestion durable des territoires :
Sécurisation des puits de carbone : en précisant les facteurs de vulnérabilité, sa thèse aide à garantir que les forêts européennes continuent de jouer leur rôle de régulateur climatique et de stockage de carbone.
Aide à la décision opérationnelle : les résultats fournissent des éléments concrets pour choisir les essences les plus adaptées aux climats futurs, évitant ainsi des échecs de plantation coûteux pour l'environnement.
Préservation de la biodiversité : en comprenant comment la compétition et le climat redessinent les aires de répartition, la recherche permet d'anticiper les risques de perte de diversité biologique à l'échelle du continent.
Un pont entre science et terrain
L'impact écologique du travail d’Anne est renforcé par une collaboration étroite avec les acteurs du terrain, tels que l'ONF et le CNPF. En intégrant des processus biologiques concrets dans les outils de planification, sa thèse permet de passer d'une gestion forestière réactive à une stratégie d'anticipation. C'est cette capacité à lier la théorie écologique à la pratique forestière qui constitue un moteur essentiel pour la résilience de nos paysages face au défi climatique du XXIe siècle.
Anne a relevé le défi de vulgariser sa thèse en 3 minutes lors de l’édition 2023 du concours Ma thèse en 180 secondes.
Mots clés : distribution, physiologie, démographie, fécondité, marge
École doctorale : ED CSV – Chimie et Sciences du Vivant Laboratoire d’accueil : Laboratoire écosystèmes et sociétés en montagne (Lessem, INRAE/UGA) Direction de thèse : Georges Kunstler et Thomas Cordonnier
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